Salut ! J’ai écrit un article sur l’évolution des énergies renouvelables, l’électrification des transports, et leur impact sur les émissions mondiales de CO₂.

Curieux d’avoir vos avis et retours !

  • PatteBlanche@jlai.lu
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    28 days ago

    Super initiative mais le graphique “production d’élec fossile vs part d’éolien/solaire”… quel enfer !

    Aussi, je ne suis pas convaincu de la pertinence sur le plan militant d’être aussi optimiste : même avec des émission annuels stagnant à ce niveau, la quantité de co2 dans l’atmosphère va continuer d’augmenter très rapidement et les conséquences seront de plus en plus dramatiques. D’un autre coté le potentiel plateau n’est pas causé par des décisions prise par les sociétés humaines mais est un effet collatéral du développement technique et économique, donc rien ne garantit que cet effet va durer (encore moins qu’il va s’accentuer au point de nous permettre d’atteindre nos objectifs).

    Bref, le plus dur reste à faire et, si on veut vraiment parler de “point de bascule”, il vaudrait mieux regarder du coté de la stagnation de la concentration de CO2 dans l’atmosphère (dont on est encore très loin).

    • Addendum@jlai.luOP
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      28 days ago

      Oui, j’avoue que certains graphiques pourraient être plus lisibles ^^ !

      En fait, il y a quelques années, je pensais qu’il n’y avait honnêtement aucune chance que le dérapage climatique ne se produise pas, ce qui amène forcément aussi à la passivité. Le confinement du Covid avait fait baisser les émissions annuelles d’environ 6 %, c’est-à-dire l’ordre de grandeur de ce qu’il faudrait faire chaque année (de manière cumulée). C’est pour ça que j’ai fait cette analyse, parce que je voulais savoir s’il y avait au moins une porte de sortie. Une baisse ou une stagnation des émissions annuelles ne veut pas du tout dire que les objectifs vont s’atteindre tout seuls ; cela va dépendre de la vitesse de baisse. Et puis il y a aussi les autres limites planétaires…

      Par contre je ne suis pas d’accord: oui, le développement technique ne dépend pas entièrement de nous, dans le sens où on ne choisit pas la forme de « l’arbre technologique » ni ce qui est possible aujourd’hui, mais d’un autre côté on ne peut pas dire que ce n’est pas causé par des décisions prises par les sociétés humaines. Le progrès technique ne tombe pas du ciel : ce sont des gouvernements qui choisissent quels projets financer, des scientifiques qui choisissent quels problèmes ils veulent résoudre, des consommateurs qui choisissent ce qu’ils soutiennent, etc.

      Je trouve ça bien que des ingénieurs, des chercheurs, des techniciens puissent, par leurs choix, se dire qu’ils contribuent à l’environnement plutôt que de voir ça uniquement négativement.

      • PatteBlanche@jlai.lu
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        27 days ago

        on ne peut pas dire que ce n’est pas causé par des décisions prises par les sociétés humaines.

        Ce que je veux dire c’est que les décisions qui ont mené à la possible stagnation (essentiellement le développement de l’électricité renouvelable en Chine, en l’occurrence) n’est que peu motivé par la cause écolo.

        Si le développement technique nous amène à découvrir des moyens de produire de l’électricité, plus polluant mais moins chère, plus sûr, etc, toutes les bonnes nouvelles qu’on a vu ces dernières années sur le sujet seront annulé en un clin d’oeil.

        Si les ingénieurs /chercheurs / techniciens choisissent des technos bas carbone, c’est surtout parcequ’elles compétitives maintenant alors que ce n’était pas le cas avant. Ils ne feront plus ces “choix” si ces technos ne sont plus compétitives et que les choisir implique perdre ses financements.