

Oui, j’avoue que certains graphiques pourraient être plus lisibles ^^ !
En fait, il y a quelques années, je pensais qu’il n’y avait honnêtement aucune chance que le dérapage climatique ne se produise pas, ce qui amène forcément aussi à la passivité. Le confinement du Covid avait fait baisser les émissions annuelles d’environ 6 %, c’est-à-dire l’ordre de grandeur de ce qu’il faudrait faire chaque année (de manière cumulée). C’est pour ça que j’ai fait cette analyse, parce que je voulais savoir s’il y avait au moins une porte de sortie. Une baisse ou une stagnation des émissions annuelles ne veut pas du tout dire que les objectifs vont s’atteindre tout seuls ; cela va dépendre de la vitesse de baisse. Et puis il y a aussi les autres limites planétaires…
Par contre je ne suis pas d’accord: oui, le développement technique ne dépend pas entièrement de nous, dans le sens où on ne choisit pas la forme de « l’arbre technologique » ni ce qui est possible aujourd’hui, mais d’un autre côté on ne peut pas dire que ce n’est pas causé par des décisions prises par les sociétés humaines. Le progrès technique ne tombe pas du ciel : ce sont des gouvernements qui choisissent quels projets financer, des scientifiques qui choisissent quels problèmes ils veulent résoudre, des consommateurs qui choisissent ce qu’ils soutiennent, etc.
Je trouve ça bien que des ingénieurs, des chercheurs, des techniciens puissent, par leurs choix, se dire qu’ils contribuent à l’environnement plutôt que de voir ça uniquement négativement.



Je pense qu’il va y avoir un plateau, puis les émissions vont baisser. Dans quelques années, je vais pouvoir mesurer la vitesse de la baisse et l’impact sur les ppm (concentration de CO2 dans l’atmosphère) ; en tout cas, il y a quand même des signes positifs.